Voyage en chine – jour 3 : les tours de pudong

Journée bien commencée par un délicieux brunch sur la terrasse en compagnie de Lucie et Benjamin de myfab + Teddy (rançais) et Th (malaysien).

Au menu omelette au chorizo (merci Sophie et Hugues !), jambon persillé de Dijon, pain perdu, croissants, jus de fruits frais…..

Ensuite départ en métro archi-plein, pour le superbe aquarium de Shanghai où nous avons longuement parcouru les divers étages….

 

aquarium de shanghai 2aquarium de shanghai 2

Cet aquarium est situé dans le quartier moderne de Shanghai, où nous avons pu admiré les nombreux buildings superbes.

tours de pudong

Nous sommes même montés au 94ème étage de la tour du world financial tower (430 mètres de haut) admirer la vue, malheureusement un peu voilée, mais fascinante tout de même !
jingmao et swfc tours à shanghai

papa maman et leur copain chinois devant la pearl tower de shanghai

Pour nous remettre de nos émotions vertigineuses : délicieux dîner de raviolis chinois, certains à la truffe. Nous pouvions même voir s’affairer les cuisiniers, derrière une grande vitre, avec des masques de chirurgiens !!

pour digérer cet agréable repas : petite marche vers le quartier très touristique de l’autre côté de la rivière : le Bund !
vue du bund de nuit à shanghai

papa et maman sur le bundvu de pudong depuis le bund
Nouvelles frayeurs en prenant un touk-touk qui était peut-être daltonien, vu le nombre de feux rouges grillés ! il nous a déposé près du Yu Garden, dans le quartier ancien de la ville, mais trop tard le parc était  fermé, nous nous sommes promené le  long de la muraille de ce parc dans des  rue à peine éclairées où des chinois faisaient, en slip, leur toilette dans la rue.Puis nous sommes finalement rentrés  nous coucher aprés cette superbe journée de  nouvelles découvertes. Ah j’oubliais le matin réveil en pétarade avec des pétards en l’honneur de la fête de la lune et le soir vers minuit re-pétarade sans doute pour clore en beauté la journée.

Vacances en chine – jour 2 le fake et le fabric market de shanghaï

réveil pas très matinal…. encore un bon brunch, puis découverte du métro chinois

 

pour aller à la gare de chemins de fer, acheter des billets de trains pour partir lundi soir à Pékin en train-couchettes, en revenir 4 jours plus tard en train rapide ! Papa et Maman découvrent combien les chinois (spécialement les femmes !) sont bruyants ! Nous nous sommes ensuite dirigés vers le FAKE MARKET…. Dès notre descente du taxi, devant un très bel immeuble, un vendeur nous a accostés et nous l’avons suivi, par des couloirs et ascenseurs un peu cra-cra vers le 3è étage de ce marché, où Papa et Maman ont découvert avec étonnement les arrière-boutiques cachées avec des portes secrètes et surtout la façon dont il faut marchander avec les chinois !!! Après de très nombreux achats divers et variés : du sac à dos à roulettes (2 achetés pour un proposé à 1400 et emportés à 280 , à la valise super solide, au pull en cashmere, aux cravattes, logiciel, carte SD, jeans (essayés derrière un rideau rapidement tendu par le marchand entre 2 rangées de fringues

fake market de shanghai

fake market shanghaï achat d'un jeanfake market de shanghai

Nous nous sommes posés exténués dans un taxi, pour aller au FABRIC MARKET… Premiere femme chauffeuse qu’on a pris en photo à l’insu de son plein gré 😉

 

 

Le marché du sur mesure de shanghaï fermant assez tôt (18h)  Nous avons tous juste eu le temps de nous commander des costards sur mesure que nous récupérerons à notre retour de hangzhou. Ouf, nous voici de retour à la maison, contents de nos achats mais un peu fatigués. Sans tarder, Papa et Maman se sont attelés à découdre les marques sur leurs sacs à dos à roulettes. Pendant ce temps-là, je bouqinais des magazines français, restes de leur voyage, tout en dégustant un excellent saucisson label rouge. Un peu fatigué par ces heures de négociations et aussi un peu par les derniers articles sur les présidentielles françaises j’ai fini par m’endormir sur le canapé. Heureusement mes deux contrefacteurs qui cherchaient par tous les moyens à retirer les fausses marques de leur vrais sacs à dos on fini par me réveiller pour que je leur refasse le plein de bière chinoise et de saucisson français… avant de m’atteler à la préparation de crevettes au Wok.

Demain Brunch à la maison avec les copains… La centrifugeuse va tourner à plein régime et le chorizo risque de passer à un sale quart d’heure en omelette :p

Vacances en chine : jour 1 arrivée à shanghaï

Ca y est mes parents sont arrivés hier soir, tard (1h30 du matin au lieu de 00h05). Une heure de taxi plus tard, il découvrait mon magnifique appartement aussi propre qu’un sou neuf (coup de bol il sont arrivé un jeudi, jour de passage de la femme de ménage ;).

Une bière ou deux plus tard, et malgré l’excitation de nos retrouvailles leur demi somnifère pris sur les conseils de mon beau-frère commençait à faire effet. Pas de somnifère pour moi, 3h du mat en milieu de semaine ça me suffit généralement pour m’endormir facilement.

Ce matin réveil matinale… j’oserai presque dire au chant du coq des voisins (11h)… petit tour à la boulangerie du coin pour qu’il ne soit pas trop dépaysé… Mais jus de fruits locaux parcequ’ils ne se sont pas tapé 24h de trajet pour manger de la baguette : fruit du dragon, des clémencitron (je connais pas le vrai nom mais ce sont comme des clémentine ayant le goût de citron) passé dans ma centrifugeuse dernière génération. Enfin je dis dernière génération mais ma maman m’a quand même signalé que c’était la copie conforme de celle offerte à ma grand mère il y a de cela 15ans….

Petit déjeuner sur ma terrasse, chose que je ne fais jamais, et qui, malgré un temps un peu menaçant, fut assez agréable.

Bon c’est pas tout de boire des litres de jus de fruit et de s’empifrer de croissant au beurre. Viens un moment ou il faut rendre des comptes au authorité chinoise… Si dans les 24 heures qui suivent votre arrivée vous ne vous êtes pas enregistré vous prenez le risque de… euh on prend quel risque au juste? je n’en sais rien mais sans doute une amende pour les européens et les américains, peut être une exclusion définitive du territoire pour un indiens ou un pakistanais.

Bref au passage on a testé la salle de gym en plein air de ma résidence.

 

Faut dire que Papa pétait le feu depuis son arrivée :

 

Je dirais même qu’il se la pétait un peu :

parents posant devant ma maison à shanghaï

Sur le chemin du poste de police, on a donc fait faire un double des clefs ou il parraissait déjà moins faire son malin.

 

Forcement un passage par des toilettes publique chinois ça calme :/

toilettes publiques à shanghaï

Mais bon comme il avait un peu mal au dos on en a profité pour le déposer dans un salon de massage de la Yongjia Lu ou il ne restait plus qu’une seule masseuse de disponible.

 

Vu le sourire de Papa à la sortie je pense qu’elle devait être pas mal :p

Maman pendant ce temps se faisait aussi chouchouter par des mains de chinoises expertes, manucure et pédicure pour être la plus belle au teppanyaki.

 

Nous avons ensuite pris un taxi  pour aller dans le pittoresque quartier de Taikang Lu. Le premier magasin sur lequel nous sommes tombés : « Platane » appartient à une cousine éloignée, actuellement en France.

Nous avons donc préféré nous ballader entre les jolies ruelles

 

 

 

 

à la recherche de premières bonnes affaires !

Petite pause glaces (italiennes) posés sur une terrasse par une température extérieure très agréable.

glace italienne taikang lu shanghaï

 

De retour dans mon quartier, nous nous sommes longuement arrêtés chez un gentil jeune bourrelier, ayant proposé d’offrir à Maman pour son anniversaire un sac en beau cuir, fait sur mesure.

Après une pause « rafraîchissement » à la maison, nous sommes allés à pied découvrir un teppanyaki, en compagnie d’un autre couple de dijonnais, vivant à Shanghai: Didier, un collègue de myfab et Betty sa femme.

 

Dîner délicieux et très abondant avec un chef réservé pour nous qui cuisinait en face de nos assiettes divers mets : crevettes, viandes, coquilles St Jacques, champignons, bananes flambées :

 

 

bannane flambée teppanyaki shanghai

A la fin de cette première bonne journée,riches en événements divers, nous étions tous heureux d’aller au lit !

 

En revenant du Lac d’Hangzhou : Un océan de travail

Crédit photo :  Stuck in Customs

3 semaines sans publier un articles!  Une honte ma bonne dame! et cet article pour raconter mes retrouvailles avec mon ami Yang dans ce qui est sans doute la plus belle ville de Chine (Hangzhou).

Mais que diable se passe-t’il ici? Et bien comme le titre de ce billet vous l’aura fait comprendre je croule tout simplement sous le travail… Ici point de 35h (mais est ce vraiment encore le cas en France?) ou alors c’est par jour (qui a dit Marseillais?)… Je ne m’en plains pas, car tout ce que je fais ici me passionne, j’ai des collègues qui comme moi se donnent beaucoup et le passage côté web marchand est l’occasion pour moi d’apprendre énormement de choses.

L’images de la Chine est souvent celui d’une usine au condition de travail assez dure, et loin de moi l’idée de comparer mes journées de travail à celles, harassantes que doivent subir les ouvriers chinois de foxconn (que les fans d’Apple se rassure, l’achat de leur iphone est maintenant complètement éthique puisque les ouvriers ont signé une nouvelle clause dans laquelle ils font la promesse de ne plus se suicider). Mais j’ai décidé de venir bosser en Chine avec comme beaucoup l’envie de de rejoindre une sorte de nouvel eldorado dans lequel fortune et carrières souris à ceux qui travaillent durs… Pour la fortune on verra, mais en terme de carrière c’est clair qu’à Paris je me voyais un peu tourner en rond. Donc je suis fatigué, mais que mes proches se rassurent, heureux de faire mon travail.

Bref quand je reviens d’une journée particulièrement longue je n’ai pas toujours le courage de me remettre sur l’ordi.  Et quand arrive le week end j’ai les batteries complètement à plat et pas assez de motivation pour me lancer dans l’écriture d’un nouveau poste. J’ai installé une petite appli sur mon téléphone qui devrait me permettre de bloguer depuis le métro ou le taxi le matin dans le métro.

Pour en revenir à Yang et nos retrouvailles, je vais en décevoir pas mal en vous annonçant que mon petit caméscope de poche (un Kodak Zi8) à fini par rendre l’âme :(.

Sans doute trop d’humidité ce week end là et c’est avec un certain dépit que j’ai constaté que l’écran restait définitivement noir lorsque le dimanche matin j’ai voulu prendre en vidéo les champs de thé.

Après un trajet en TGV chinois (avec une pointe à 340 km/h) J’ai été accueilli par un Yang qui n’avait pas changé d’un iota depuis ma dernière visite il y a 5 ans… Enfin pas changé, mais roulant tout de même dans une Peugeot 307 flambant neuve (le savoir vivre à la française;). J’ai vraiment senti qu’il avait fait son trou ici lorsqu’après une petite balade le long du lac il nous dégotta un brunch chinois pas piqué des hannetons. Aucune table de libre, mais comme Yang est un bon fournisseur de touriste européen, le patron eut vite fait de nous installer une table en terasse et avec vue imprenable sur le lac. Ce que j’aime avec lui c’est que plutôt que de me faire faire un tour en bateau sur le lac comme le ferait la plupart des touristes, il m’emmène dans des endroits pas croyables pour me faire découvrir la vraie vie de sa ville natale qu’il aime tant. Quitte parfois à nous perdre, l’air un peu gêné…

« C’est pas toujours simple quand tu arrives dans un cul de sac avec un groupe de touriste de trouver quelque chose à leur faire voir ou à leur expliquer… Par exemple là ce mur en brique je ramerai pas mal à trouver un comte chinois ou une anecdote architecturale crédible, mais à toi je peux le dire, je me suis planter de chemin :D… »

Le soir nous fûmes rejoins rapidement par Shun Fei (Un chinois ayant lui aussi étudié en France et ayant même fait la promotion de l’office du tourisme du pont du Gard) ainsi qu’un couple d’amis de Yang, ne parlant pas un mot de français, mais vraiment très sympas.  Yang avait pris soin de m’emmener sur un marché au poisson pas très loin de chez lui… C’est là que la caméra a montré ses premiers signes de faiblesse, à mon grand dame car je me réjouissait de pouvoir prendre en vidéo les étales de poissons (toujours vivants), tortues et crapauds. Après avoir longuement tergiversé c’est finalement sur une anguille joliment colorés (un ventre moucheté orange et noir) que notre choix s’est finalement porté. Faute de savoir exactement quel nom français pouvait avoir ce poisson ce n’est qu’avec l’arrivée de Shunfei que je compris qu’il s’agissait d’une anguille des rizières. Poissons qui vit donc habituellement dans assez peu d’eau et beaucoup de gadoue. Toutefois Yang est un véritable chef et je dois dire que le goût de vase que je craignais une fois la nature du poisson connue, fut totalement éclipsé par le génie culinaire chinois.

Après quelques verre de vin great wall (grande muraille) qui, au passage, semble avoir fait des progrès depuis 5 ans;  nous étions fin prêt à affronter le Karaoké… Une partie de Franche rigolade lorsque je prenais le micro pour entonner les plus grands airs d’Abba ou des Take that…   Chanter juste dans un Karaoké n’est pas facile, même en français. Mais quand tous les airs à disposition sont en Anglais, ça relève un peu du cauchemar.

Je crois que c’est ce soir là que la caméra a fini par céder…  Ma voie aura eu raison du micro? Ou bien les take that… Je ne le saurais jamais.

Le lendemain, après un petit dej à base de Riz fermenté (qui n’est pas sans rappelé les flocons d’avoine de mon enfance) nous sommes partie accompagné de Shun Fei visité quelques temples bouddhiste, et surtout les cultures de thé. Toutes en pentes, ces cultures ont fini par façonné un paysage digne des côteaux de vigne de la bourgogne… La terre d’Hanghzou est réputé pour sa qualité, et la nouvelle récolte du thé « dragon vert » se monnaye entre 4000 et 6000 yuan la livre (ce qui nous fait tout de même 1200€ du kilo… pas mal pour des feuilles séchées).

Une dernière visite de temple et l’heure de reprendre le train arrive déjà… C’est le coeur un peu serré que je quitte mon ami Yang, mais une de mes anciennes collègues de chez Kelkoo rejoignant l’aventure « myfabienne » arrive ce soir à Shanghai et j’ai promis d’aller boire un verre avec elle dès son arrivée.

J’ai de toute façon promis à Yang de revenir le voir à l’arrivée des beaux jours car le week end fut cette fois là très humide… Depuis, je bosse… je bosse… mais d’ici la fin avril je me suis promis d’y retourné et certain collègues semblent être interessé par les visites des impasses de Hangzhou… Je crois avoir le guide qu’il leur faut.

Allez à très bientôt pour de nouvelle aventures

Rencontre kurde à shanghaï

Ce soir pour la deuxième fois j’ai partagé mon repas avec Kilic (dont je ne m’explique toujours pas pourquoi lorsqu’il me prononce son prénom j’entend czeno).

Kilic est un jeune kurde originaire de turquie, il a 21 ans et j’ l’ai rencontré une première fois ce week-end. Alors que je m’apprêtais à tester un restaurant turque de mon quartier je l’avais remarqué attablé seul à une table. Il n’était clairement pas européen mais semblait comme moi un peu isolé dans ce restaurant surchaufé d’Huchuan Road.

Comme la serveuse avait décidé de m’installer à une table à proximité je me décida à entamer la conversation :

– was your meal any good (il semblait aspirer sa digestion à grosse bouffée de mild seven)

– Sorry what did you say?

– was the food any good?

– Sorry my english is not really good.

– Is it good food here?

Il se leva de son siège et s’approcha de moi.

– Sorry I can’t hear you, do you mind if I seat here. Me dit il en prenant place en face de moi.

– Of course take a chair, I’ll be happy to share a meal with you.

Et voilà je crois ce que fut le début d’une amitié, deux étrangers loin du pays luttant contre leur timidité bien naturelle pour échapper à la solitude.

Après un repas plus que copieux nous échangère discussions et cigarettes. Kilic n’a que 21 ans mais il est clairement plus mature qu’un jeune français ne le serais à son age. Il est en Chine pour affaire, sa spécialité les « cutting tools »… Pour l’industrie? la charcuterie? en fait cela m’est bien égale, nos dicussion tourne bien plus autour de nos pays et de nos culture. Après échange de numéro nous convenons ensemble d’un rendez vous pour boire du raki au même endroit le lendemain.

Vers 19h ce soir, mon téléphone se met à vibrer :

– What are you doing?

– I’m working, I’ll should be able to join you at 21h for a glass of Raki

– All Right see you at the restaurant.

Le temps de boucler mes mails, mon ordi et me voilà parti en Taxi.

Kilic est là dans le restaurant, nous n’avons passé qu’une soirée mais la chaleur des retrouvailles n’est pas une chimère. Nous sommes heureux de retrouver l’un l’autre un visage presque familier et profondement amicale.

Comme pour le deuxième soir de suite nous nous retrouvons dans ce restaurant turques nous commandons une assiette de grillade, une salade et surtout une bouteille de Raki. Un alcool délicieusement anisé que l’on accomupagne d’une gorgée d’eau après chaque goulée. Contrairement à un Pastis, le raki accompagne parfaitement les grillades.

Kilic vient d’avoir sa femme au téléphone, elle lui a annoncé une grande nouvelle : Il va être père pour la première fois. C’est avec émotion que nous trinqons à la santé de son première enfant à venir. Si c’est un fils il portera le même nom que son père : Kadir. Un homme plein de sagesse et de richesse qui fera sans doute de somptueux cadeaux à un petit fils portant le même nom que lui. Les grillades sont délicieuses et le raki descend tout doucement mais surement. Nous parlons un peu plus de lui, Kilic est Kurdes, le choix de venir en Chine n’est pas innocent… Il voudrait y établir un business d’import export dans la ville de quingbao qui compte une importante communauté kurde.

Cela lui permettrait d’échapper au service militaire en Turquie.

Jamais il ne pourra servir cette armée qui à tuer son grand frère. A l’évocation de ce dernier ses yeux se rougissent. La première bouteille de Riaki se termine et nous en venons à parler du peuple kurde, des combattant du PKK dont faisait parti son frère disparu, de mon parrain récemment disparu. Nous sommes visiblement très ému l’un l’autre. Est ce le raki, la distance de nos proche, la connivence naturelle que nous avons établi ou bien tout cela à la fois… je ne le sais pas mais je décide de changez de sujet. Et s’il s’agit d’une fille? As tu réfléchis à un nom? Ce sera Jérémya… Je suis touché par son attention et lui déconseille toutefois ce prénom qui me semble un chouia trop masculin malgré l’ajout du A à la fin.

Son téléphone sonne. Les affaires reprennent. C’est encore l’après midi. Bien que ne comprenant pas un mot de turque je peux voir à son sourire qu’il s’agit d’une bonne nouvelle.Effectivement il s’agissait d’un de ses oncle, qui lui demandais de monter une entreprise à Quingbao avec à l’appui, contact dans la communauté turque et financement.

Kilic exulte, c’est une journée faste pour lui et je suis heureux de lever ce Nième verre à sa future réussite.

C’est un chouïa bourré et tout à fait joyeux que nous quittons ce restaurant. Kilic est généreux et a tenu à payer l’addition. Force est de constaté son immense générosité lorsqu’à la superette du coin il me bloque le bras pour payer les bouteilles d’eaux qui nous permettront de descendre gentiment du nuage sur lequel le raki et ces bonnes nouvelles nous ont catapultés.

Le voilà parti dans son taxi bouteille d’eau à la main. Décidement, mon manque de réseau qui me parraissait si handicapant en arrivant à Shanghai prend soudain une dimension toute positive. Aurais-je rencontrer une personne si sympatique si jamais j’avais décidé de prendre un appart en colloc avec des français? Aucune idée, en tout cas Shanghaï est une ville de passage, et parmi tout ces personnages que la solitude me « force » à rencontrer, j’espère avoir souvent l’occasion de rencontrer des amis aussi sympatique que Kilic. Sur le chemin du retour je croise un steack house Brésilien… tiens et si je forçais un peu mon destin demain soir…