La fin du baume du tigre ?

imageApparemment il y a mieux que le baume du tigre pour les piqures de moustiques : le pipidog…

La pharmacopée chinoise ne cesse de m’étonner 🙂

Sinon j’ai été débarrassé de mon plâtre la semaine dernière. Un gentil docteur américain m’a avoué que son confrère chinois avait mal lu la radio… apparement ce n’était pas si sérieux car je peux marcher sans béquille et dans un mois… je reprend le squash o/

Depuis que j’ai retrouvé ma motricité j’ai eu tendance à ne pas trop trainer à la maison car je revis et peut à nouveau profiter de tout ce que Shanghaï a à offrir…

What is Big brother doing?

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Je passe tous les jours devant cette affiche signalant la video surveillance du bâtiment.

Un exemple parfait de chinglish : pratique qui consiste à se contenter d’une tradition littérale du chinois vers l’anglais ou bien d’une utilisation abusive de google translate.

En revenant du Lac d’Hangzhou : Un océan de travail

Crédit photo :  Stuck in Customs

3 semaines sans publier un articles!  Une honte ma bonne dame! et cet article pour raconter mes retrouvailles avec mon ami Yang dans ce qui est sans doute la plus belle ville de Chine (Hangzhou).

Mais que diable se passe-t’il ici? Et bien comme le titre de ce billet vous l’aura fait comprendre je croule tout simplement sous le travail… Ici point de 35h (mais est ce vraiment encore le cas en France?) ou alors c’est par jour (qui a dit Marseillais?)… Je ne m’en plains pas, car tout ce que je fais ici me passionne, j’ai des collègues qui comme moi se donnent beaucoup et le passage côté web marchand est l’occasion pour moi d’apprendre énormement de choses.

L’images de la Chine est souvent celui d’une usine au condition de travail assez dure, et loin de moi l’idée de comparer mes journées de travail à celles, harassantes que doivent subir les ouvriers chinois de foxconn (que les fans d’Apple se rassure, l’achat de leur iphone est maintenant complètement éthique puisque les ouvriers ont signé une nouvelle clause dans laquelle ils font la promesse de ne plus se suicider). Mais j’ai décidé de venir bosser en Chine avec comme beaucoup l’envie de de rejoindre une sorte de nouvel eldorado dans lequel fortune et carrières souris à ceux qui travaillent durs… Pour la fortune on verra, mais en terme de carrière c’est clair qu’à Paris je me voyais un peu tourner en rond. Donc je suis fatigué, mais que mes proches se rassurent, heureux de faire mon travail.

Bref quand je reviens d’une journée particulièrement longue je n’ai pas toujours le courage de me remettre sur l’ordi.  Et quand arrive le week end j’ai les batteries complètement à plat et pas assez de motivation pour me lancer dans l’écriture d’un nouveau poste. J’ai installé une petite appli sur mon téléphone qui devrait me permettre de bloguer depuis le métro ou le taxi le matin dans le métro.

Pour en revenir à Yang et nos retrouvailles, je vais en décevoir pas mal en vous annonçant que mon petit caméscope de poche (un Kodak Zi8) à fini par rendre l’âme :(.

Sans doute trop d’humidité ce week end là et c’est avec un certain dépit que j’ai constaté que l’écran restait définitivement noir lorsque le dimanche matin j’ai voulu prendre en vidéo les champs de thé.

Après un trajet en TGV chinois (avec une pointe à 340 km/h) J’ai été accueilli par un Yang qui n’avait pas changé d’un iota depuis ma dernière visite il y a 5 ans… Enfin pas changé, mais roulant tout de même dans une Peugeot 307 flambant neuve (le savoir vivre à la française;). J’ai vraiment senti qu’il avait fait son trou ici lorsqu’après une petite balade le long du lac il nous dégotta un brunch chinois pas piqué des hannetons. Aucune table de libre, mais comme Yang est un bon fournisseur de touriste européen, le patron eut vite fait de nous installer une table en terasse et avec vue imprenable sur le lac. Ce que j’aime avec lui c’est que plutôt que de me faire faire un tour en bateau sur le lac comme le ferait la plupart des touristes, il m’emmène dans des endroits pas croyables pour me faire découvrir la vraie vie de sa ville natale qu’il aime tant. Quitte parfois à nous perdre, l’air un peu gêné…

« C’est pas toujours simple quand tu arrives dans un cul de sac avec un groupe de touriste de trouver quelque chose à leur faire voir ou à leur expliquer… Par exemple là ce mur en brique je ramerai pas mal à trouver un comte chinois ou une anecdote architecturale crédible, mais à toi je peux le dire, je me suis planter de chemin :D… »

Le soir nous fûmes rejoins rapidement par Shun Fei (Un chinois ayant lui aussi étudié en France et ayant même fait la promotion de l’office du tourisme du pont du Gard) ainsi qu’un couple d’amis de Yang, ne parlant pas un mot de français, mais vraiment très sympas.  Yang avait pris soin de m’emmener sur un marché au poisson pas très loin de chez lui… C’est là que la caméra a montré ses premiers signes de faiblesse, à mon grand dame car je me réjouissait de pouvoir prendre en vidéo les étales de poissons (toujours vivants), tortues et crapauds. Après avoir longuement tergiversé c’est finalement sur une anguille joliment colorés (un ventre moucheté orange et noir) que notre choix s’est finalement porté. Faute de savoir exactement quel nom français pouvait avoir ce poisson ce n’est qu’avec l’arrivée de Shunfei que je compris qu’il s’agissait d’une anguille des rizières. Poissons qui vit donc habituellement dans assez peu d’eau et beaucoup de gadoue. Toutefois Yang est un véritable chef et je dois dire que le goût de vase que je craignais une fois la nature du poisson connue, fut totalement éclipsé par le génie culinaire chinois.

Après quelques verre de vin great wall (grande muraille) qui, au passage, semble avoir fait des progrès depuis 5 ans;  nous étions fin prêt à affronter le Karaoké… Une partie de Franche rigolade lorsque je prenais le micro pour entonner les plus grands airs d’Abba ou des Take that…   Chanter juste dans un Karaoké n’est pas facile, même en français. Mais quand tous les airs à disposition sont en Anglais, ça relève un peu du cauchemar.

Je crois que c’est ce soir là que la caméra a fini par céder…  Ma voie aura eu raison du micro? Ou bien les take that… Je ne le saurais jamais.

Le lendemain, après un petit dej à base de Riz fermenté (qui n’est pas sans rappelé les flocons d’avoine de mon enfance) nous sommes partie accompagné de Shun Fei visité quelques temples bouddhiste, et surtout les cultures de thé. Toutes en pentes, ces cultures ont fini par façonné un paysage digne des côteaux de vigne de la bourgogne… La terre d’Hanghzou est réputé pour sa qualité, et la nouvelle récolte du thé « dragon vert » se monnaye entre 4000 et 6000 yuan la livre (ce qui nous fait tout de même 1200€ du kilo… pas mal pour des feuilles séchées).

Une dernière visite de temple et l’heure de reprendre le train arrive déjà… C’est le coeur un peu serré que je quitte mon ami Yang, mais une de mes anciennes collègues de chez Kelkoo rejoignant l’aventure « myfabienne » arrive ce soir à Shanghai et j’ai promis d’aller boire un verre avec elle dès son arrivée.

J’ai de toute façon promis à Yang de revenir le voir à l’arrivée des beaux jours car le week end fut cette fois là très humide… Depuis, je bosse… je bosse… mais d’ici la fin avril je me suis promis d’y retourné et certain collègues semblent être interessé par les visites des impasses de Hangzhou… Je crois avoir le guide qu’il leur faut.

Allez à très bientôt pour de nouvelle aventures

Pendaison de Crémaillère à Shanghaï : BBQ et earth day!

BBQ by jeremy jouffroy
BBQ, a photo by jeremy jouffroy on Flickr.

Cela fait bientôt 3 semaines que me voilà installé dans mon appart… J’ai donc décidé de fêter mon installation en organisant une petite fête à la maison. Comme l’on va bientôt lancer une vente de Barbecue design chez myfab, j’ai pu obtenir qu’on me prête l’exemplaire ayant servi à la séance photo. Ce sera aussi la journée de la terre (ou earth day) du coup de 20h30 à 21h30 pour faire sauter une ou deux centrales nucléaires je vais suivre le mouvement et éteindre les lumières. Comme l’appart n’est pas trop simple à trouvé dans la résidence je compte indiquer le chemin et éclairer à l’aide de bougies… L’idée m’a paru bonne sur le coup , mais après réflexion, je me suis dit que j’allais peut être mettre le feu… Du coup j’ai demandé à une gentille collègue (et blogueuse BD à ses heures) de bien vouloir me faire un petit mickey pour l’invitation… Je trouve son illustration assez réussis même si j’espère que la soirée ne se terminera pas ainsi…

Tiens au passage, alors que je faisais mes recherches pour le reférencement de ce barbecue je me suis rendu compte que c’était en bourgogne que ce terme était le plus cherché… Ah si seulement je pouvais offrir à mes invités de la bonne viande charolaise :p